Erykah Badu

À la fois vulnérable et forte, Erikah Badu emprunte le rôle d'une « guerrière » (comme l'indiquent les paroles et les notes adjacentes aux chansons) pour son second album solo. Ayant grandi au son de la musique soul des années 60 et 70 à Memphis, elle s'en est largement inspirée. Mama's Gun est un disque à écouter pour relaxer, mais n'ayez pas peur, il est loin d'être ennuyeux au point de s'endormir. Le but de la chanteuse serait plutôt de faire revivre la musique d'ambiance sans gadgets électroniques, des sons hors du temps. Bien entendu, le jazz y est exploité largement, surtout sur le dernier morceau « Green Eyes » qui semble carrément enregistré dans les années vingt. Cependant, la chanson la plus remarquable et originale est sans doute « Penitentiary Philosophy » qui accroche l'auditeur dès la première écoute. Ceci pourrait s'expliquer par son opposition par rapport à la quantité de R&B ultra-commercial qui nous entoure. Cette chanson possède à la fois un rythme vif et moderne, mais n'a pas l'air aussi faussement prétentieux que le son de Destiny's Child ou TLC, pour ne pas en citer d'autres. Bref, un produit anti-commercial qui se digère pourtant plus que bien.

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